| LE FORUM |
AM
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posté le 2007-03-20 à 20:33:22
A BIBI, ELIE MARIE
MERCI DE VOTRE AFFECTION. AM
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bobbypaul
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posté le 2007-03-20 à 22:18:31
DO MAJEUR
Aimer
mot solo
qui par hasard
prend naissance
aux alentours
d'une fleur
au contours d'un arbre
et fait chanter le ruisseau
du sourire
des trois roses.
Trois étoiles pleurent dans l'ombre
trois mains caressent la lampe
trois voix chantent le même refrain
en deux temps
trois mouvements
pour une vie.
Mes X 2007
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Elie Marie
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posté le 2007-03-21 à 15:36:25
Coteau qui se cueille
Arbre au milieu de courir sur la feuille.
A mi-sentier des couloirs, tombant des rochers,
Ombre qui dame la terre de son tablier noir
Ouvert, jusqu'à l'estuaire des étoiles.
Elie-Marie
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bobbypaul
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posté le 2007-03-23 à 18:37:13
Oh Ma Patrie !
Elle
Belle femme
De mon amour
Tête haute
Elle avait
L'aisance du ruisseau
Dans son cours limpide
Vers l'Histoire.
Elle
Pansement au présent
De la blessure séculaire
De la Liberté
Dans le ciel attristé
L'étoile la plus petite
Et, dans le temps indolent
Un souffle agonisant.
Mais une étoile ne s'éteint pas
Comme une lampe sans volonté
On ne fait pas mourir un pays
En étranglant tout un peuple
A cause d'un passé têtu
Ou des traditions inéchangeables.
Elle
Belle femme
De mon amour
Qu'on fait mourir
Lentement
Quelque part
Parmi les grandes Antilles
Je t'interpelle ma patrie
Je te nomme mon pays.
Mes X 2007
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bobbypaul
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posté le 2007-03-24 à 20:30:50
FEMME IDEALE
Je n'ai pas goûté
Dans ma vie
Deux fruits
Ayant la même saveur.
Je n'ai pas humé
Dans le temps
Deux fleurs
Ayant le même parfum.
Je ne me suis pas
Encore baigné
Dans deux rivières
Ayant la même fraicheur.
Oh Volupté !
Oh Sensation !
Oh Femme idéale !
Belle et vivante,
Moi, je te retrouve
Que dans la composante
De plusieurs facettes
De ta suprême Beauté.
Mes X 2007
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AM
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posté le 2007-03-25 à 13:05:16
Ecrire sur tes pétales
ma métamorphose
une femme rose
un palais idéal
mais le parfait n'existe pas
moi qui aime si mal
à tort et à travers
souvent
à tort et à travers
pourtant
le temps,
tu me l'apprendras à la force des choses
et je chercherai dans tes bouquets de roses
un mot mal-adroit, eros du malgré moi
qui raisonne dans un sourire
et qui me fera mourir
et qui me fera devenir
cette flamme idéale
à l'orange oh zénith pâle.
AM
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posté le 2007-03-25 à 13:34:41
oui bibi, nous sommes de beaux papillons bleus !
HAITI
Des océans de larmes murmurent l'oubli
sous les palmiers veilleurs de nuit
une haute île baigne la mer des Caraïbes,
Saint-Domingue, un scribe créole s'envole
LOUVERTURE LIBRE
des pensées sombres de l'île d'ombre.
L'aigle royal plane ses ailes conquérantes
mais le vautour n'a pas sa place
sur l'île souffrante d'une même langue,
le mot LIBRE.
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bobbypaul
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posté le 2007-03-25 à 18:47:13
MERCI POETE !
La barque intérieure
Est dans la rade
Prête, chargée
De rêves merveilleux
De fruits de toutes sortes
De prières pour tous les saints
Elle se glisse sur l'océan
De la pensée libre
Libre comme le vent
Dans la savane
Libre comme le son du tamtam
Dans la brousse.
Pour tes mots Ô Poète
Aux pieds du Kilimanjaro
S'arrêtera le voyage
des vagues insulaires
Aux écumes endeuillées
Pour que Haiti endolorie
De silence remercie
Car son visage blême
Est encore mouillé
De larmes d'oiseaux migrateurs
Et couvert de graffiti
Partant pour l'exile.
Chanteras-tu un jour Ô Poète !
Le chant lugubre et amer
Du boat people d'hier et d'aujourd'hui
Emprisonné dans le ventre de l'océan ?
Peux-tu vraiment un jour Ô Poète !
Ressentir l'immense douleur
De cette longue et horrible traversée
Qui perdure encore dans le temps ?
Ô Poète ! Ma barque intérieure
Tristement laisse la rade
Ce soir de pleine lune,
Elle cherche le port de ta claire conscience.
Mes X 2007
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Elie Marie
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posté le 2007-03-26 à 10:47:02
Sur le champ des eaux...
L'horizon de craie. L'eau dans la virgule.
Un pont dans le ruisseau du fleuve évaporé, gisant entre les cailloux à la recherche de l'autre jour.
Plus de miroir, l'eau sèche !
Je n'aperçois plus le reflet du soleil qui plonge dans l'essquisse et incise l'eau de sa force métrique.
Mon songe se perd à travers les pierres qui jaillissent des soifs qui ne courent plus, et brûlent dans la paille les feux du devenir.
Et quand les pluies viennent comme des lessives, le cours déborde et emporte les rires.
J'ai vu deux larmes qui brillent dans les yeux de la ville.
Elie-Marie
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AM
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posté le 2007-03-26 à 18:19:40
sur le tableau noir,
la lune écrit le temps qui passe
son horloge vie,
l'autre face
et les nuages repassent
au grand jour
tous leurs mots d'amour.
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Elie Marie
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posté le 2007-03-26 à 18:54:14
L'oreille au sol
Collée au murmure,
Il pensait à demain.
Demain.
C'était un rêve pour lui.
Trop loin.
Il vivait dans les fruits
De l'arbre infini,
Et dans l'ombre des veilles.
Epi rebelle
Qui croît à l'envers des soleils.
Elie-Marie
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bobbypaul
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posté le 2007-03-26 à 21:44:00
Le soleil qui tout auréole
Est bien vivant dans le temps
Ton temps de pluie !
Mon temps de récolte !
Temps de tous ceux
Qui façonnent toujours
De mots oniriques
Leur merveilleux espoir.
Il est toujours le général
Qui gouverne la rosée.
Il est le prêtre éternel
Qui marie le jour à la nuit.
Si on ne le voit pas un instant
C'est qu'il est simplement éclipsé
Par les linges sales des nuages
Que lessivent les anges du ciel.
Mon soleil a la même durée de vie
Que les dieux qui se prélassent
Au tréfonds de l'éternité.
Mes X 2007
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Elie-Marie
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posté le 2007-03-29 à 17:24:46
Un poème pour toi AM, en réponse à CAFEINE.
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Elie-Marie
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posté le 2007-03-29 à 21:30:13
Café, au fond de la nuit,
Qui tourne, tourne toujours,
Comme le lait, comme le soleil,
Comme la mère,
Autour de l'Amour, autour de la terre,
Autour de l'arc-en-ciel.
Chevet
A son premier matin de lumière
Qui pensera demain
Tu as froid
D'un baiser qui se perd sur tes lèvres
De l'autre qui embrassera ta main.
De l'azur même
Qui creuserait tes reins
Et soulèverait tes pieds de par terre,
Au lendemain
Qui serre encore ce que tu tiens.
Certes, tu auras froid. Juste pour le savoir.
A peine pour le comprendre. d'attendre
Si loin quelque part.
Mais il faut un temps pour trouver les mots !
Pour goûter le silence et croiser les anneaux.
Dans les yeux purs de l'immense, il y a toujours
Un pas.
Mon amie, je connais ces désordres-là.
Quand le café boit mes étoiles,
Que les feux tremblent dans la tasse,
Que tout a une pointe d'absence
Autour de moi.
Elie-Marie
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Un beau poème à lire et à relire et qui me touche beaucoup.
Un grain de café à moudre
dans ton dé à coudre
poudre,
foudre,
et les vers furent moulus.
AM
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AM
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posté le 2007-03-29 à 21:51:46
Quand elle n'est pas là
les mots ne savent pas quoi dire,
les fleurs ne savent pas quoi fleurir,
les bras ne savent pas quoi tenir.
Quand il n'est pas là,
les livres ne savent pas quoi écrire,
les oiseaux ne savent pas quoi blottir
les bouches ne savent pas quoi sourire.
AM
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bobbypaul
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posté le 2007-03-30 à 01:49:28
RIEN pour mes mains
Rien à ouir
Rien à tenir
Rien à ressentir
Au passage du temps
L'heure est ce beau visage
Où coûlent deux limpides ruisseaux
Partant de la source des maux
Et qui se versent sur des mains vides.
Mes X 2007
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bobbypaul
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posté le 2007-03-30 à 05:58:56
MUSIQUE pour ma tête
Et puis,
Il est seul
Il s'ennuie
Cinq étoiles dans un verre
De la musique dans chaque vers
Et son monde grouille, se déhanche
Comme un solitaire verre de terre.
Le poète moderne
A l'instar de l'autre
Est un musicien solo
Qui a pour instruments
Son coeur et ses mots.
Mes X 2007
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bobbypaul
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posté le 2007-03-30 à 22:24:27
EXTRAIT PHILOSOPHIQUE
L'homme est intelligent parce qu'il a une main (Fragments)
Pour Anaxagore, c'est parce que nous possédons des mains que nous sommes devenus les êtres les plus intelligents de l'Univers. C'est introduire cette idée, que reprendront les modernes, que l'intelligence est d'abord pratique avant d'être contemplative et que l'intelligence est d'abord technique. On sait qu'Aristote retournera la formule en affirmant que c'est parce qu'il est intelligent que l'homme a des mains (sinon il ne saurait s'en servir et la nature ne donne rien inutilement)
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Elie-Marie
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posté le 2007-03-31 à 10:00:10
Leur visage est une image dans une étoile, qui décalque les jours et ombre les nuits.
Le matin c'est minuit chez lui, et l'après-midi le soir pour elle.
Les heures ont soif de leur histoire et la pendule sonne comme si elles n'étaient pas là.
- Cinq degrés aujourd'hui lui dit-elle.
- Vingt roses pour couper le froid de ton jardin.
- C'est la pluie
- J'ai du soleil.
Et l'aquarelle se mouille d'eau, se fond en ciels.
Pianotant quelques notes pour quelques mesures de plus…
- Jazz ?
- Le classique pour moi, surtout du Sacré.
Les deux ont refait, à plusieurs reprises, les pages de musique.
Jazz, classique. Classique, jazz.
Non. Pourquoi ? Je sais. Tu ne sais pas.
Tu as raison. Toi aussi.
Qu'importe ! Puisque nos poèmes s'accordent.
Lol. Lol.
Violon. Contrebasse. Des cordes pour deux voix. Un chant.
Ils connaissaient bien leur joie pour vouloir la donner autant de fois, à l'autre.
Là-bas...
Plus loin que le silence
Plus long qu'eux-mêmes
Portés par l'océan.
Elie-Marie
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Elie-Marie
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posté le 2007-03-31 à 11:31:02
L'homme, c'est une histoire trop longue.
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Elie-Marie
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posté le 2007-03-31 à 12:07:19
L'homme... est une longue histoire, entre nos mains.
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Elie-Marie
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posté le 2007-03-31 à 14:25:54
Pour Mes X
Poème d'Aurélien 7 ans (petit-fils d'Elie-Marie)
L'ouverture des grandes roches
Inonde de libellules.
La magie d'or revient dans le rêve.
Les couleurs se mélangent
Et font un nuage multicolore
Qui transperce
La plante imaginaire.
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Elie-Marie
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posté le 2007-03-31 à 14:34:27
Encore un poème d'Aurélien... Pour AM.
La rose bonheur dit un secret à l'arc-en-ciel.
L'écaille du poisson clown brille dans le ciel.
Et dans le désert l'imaginaire s'envole.
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AM
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posté le 2007-03-31 à 18:15:12
Merci Elie pour ce grand bonheur
Poème pour Aurélien
Je souffle sur tes yeux
tous les baisers
deviennent des étoiles.
Je souffle sur tes yeux
tous les mots
deviennent des cœurs.
Je souffle sur tes yeux
tous les bravos
deviennent des fleurs.
Je souffle sur tes yeux
tous les vents
deviennent bonheur.
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bobbypaul
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posté le 2007-03-31 à 23:15:37
Pour dire Merci à mon grand petit ami Aurélien!
LES ROCS SUR LA LUNE
Les rocs sur la lune ferment leurs grands yeux
Pour mieux voir profondément en eux-même
La source jaillissante de mystères et de couleurs
Où l'arc-en-ciel souvent vient se désaltérer.
Ils pansent le jour les blessures des étoiles
Ils pensent la nuit à la naissance du soleil
Et, tendrement, ils sourient aux fruits précoces
Sortant en beauté du fond des entrailles du Rêve.
Les rocs sur la lune ouvrent
Ouvrent grands leurs yeux
Pour que sortent en beauté
Des jets de fleurs
Des jets de couleurs
Des jets de lumière.
Mes X 2007
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Elie-Marie
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posté le 2007-04-03 à 08:58:03
Aurélien est très et très fier d'avoir reçu une réponse à ses poèmes et vous remercie à tous les deux.
Les fées de l'univers transforment la pendule. Le petit garçon rêve de la jungle. Les choses reviennent dans le réel quand je me réveille.
Dans la maison du tumulte qui me parle d'une île, les jours gémissent aux mille oiseaux. Les guitares volent, toutes ailes multicolores dans le ciel.
Aurélien
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Elie-Marie
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posté le 2007-04-03 à 09:14:42
L'ombre de la chambre
Autour de la lampe,
Enveloppe les dunes
Dans le linge des murs
Jusqu'à mûrir,
L'anneau
Et le cristal d'une larme.
Elie-Marie
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Elie-Marie
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posté le 2007-04-03 à 09:32:44
C'est la place Vendôme qui le dit à l'hexagone.
Samedi. Jour du rugby.
La France contre le Royaume Uni.
Et c'est la litanie du 15 heures 30.
Allez les bleus ! Poussez dans la mêlée tous ces anglais !
Plantez-leur un essai transformé, comme vous savez si bien les faire. Et pourquoi pas un drop, tiré des cinquante mètres pour les frapper.
Les français n'ont jamais tort, et ne font jamais de fautes. Des petits génies en culotte courte sur un terrain bleu, blanc, rouge. Avec un ballon ovale qui court comme les autres. Comment s'y prennent-ils ?
Un match sans fautes, c'est trop pour les anglais. Et la péninsule britannique en trouve partout, en touche, et à la pelle s'il vous plaît ! De plus comme on les sème… sur le sol, à la française !
Et c'est la série noire des pénalités qui tombent dans le sifflet. Celles que les français redoutent, qui passent à coup sûr, puisqu'elles se jouent presque toujours en face les poteaux.
Et le pire de tout… c'est qu'ils les sifflent toutes, sans regarder où les anglais posent leurs pieds. Evidemment !
Elie-Marie
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bobbypaul
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posté le 2007-04-03 à 13:08:19
Dormaient ici des yeux paresseux pendant que là-bas, des mains savantes écrivaient de gentils mots. Humbles et sans prétention ils sont, ceux qu'apprécient Aurélien. Et, la maison dort encore et ronflent encore les fleurs. Pourtant, moi, je rêve aux mots. Je dors debout, vertical, tranquille et calme comme le palmier sous les caresses de la brise nocturne. L'horloge auditionne les voix de sa conscience qui lui parlent du bien et du mal. Elles lui parlent du bien et du mal. Elles lui parlent de tout et de rien du tout. Et, porte l'oreiller les souvenirs des têtes chargées. Il était déjà 3 heures 30 du matin quand mes yeux fatigués voulaient se fermer, se fermer pour toujours. Ne serait-ce pas beau de se réveiller dans l'autre monde, les yeux grands-ouverts, grands-ouverts sur des paysages infiniment calmes, égalitaires et justes ?
Mais la maison vit encore et ronflent les fleurs jusqu'à l'Aube.
Mes X 2007
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Elie-Marie
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posté le 2007-04-05 à 10:31:57
La maisonnée dort dans son ruban d'étoiles.
Les enfants ont soudé leurs troupes à la nuit des grands jours.
Seule.
Dans le désir de la terre qui m'ouvre le sol, j'écoute le silence et la nuance voilée de l'autre.
Ame qui se jette dans les profondeurs inconnues inégales.
Puisant l'écho dans la source des ténèbres.
Seau qui se vide. Profil qui se remplit. Equilibrant les eaux et la pluie des transparences.
Jusqu'à ne plus voir le jour et la nuit, les heures durant dans les cordes…
Je cours dans la fuite blanche, vers les pétales, vers l'azur.
Graver les sommets, à qui je donnerai le Nom des montagnes : Aimer.
Lumière orangée pour désigner les yeux bleus de la terre.
Que je signerai, en disant toujours… Oui, J'AIMERAI.
Elie-Marie
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