FENETRE SUR LA RUE

Le matin
 
Il se lève doucement pour ne pas la réveiller trop tôt, sa bouche reste sèche, la lumière a du mal à se lever, la rue reste immobile, il a l'impression que le jour ne se lèvera jamais, il se retourne et il sait que le jour c'est elle. Tout glisse, même la couverture. Il reste longtemps à fixer son corps nu endormi, il n'a pas envie de fumer, il ne veut que la regarder ainsi se réveiller comme le jour se lève. Il retient son souffle d'elle, il a soudain envie de lui parler, il n'aime pas le silence sur ce corps, il a envie de lui parler, il a envie de mouvement, de mouvement d'elle, de mouvements dans la rue. Sa tristesse l'oppresse, il s'habille doucement, il sort doucement, le plus doucement possible, sans bruit. Il marche dans cette rue immobile, seul à entendre ses pas, ses pas résonnent, il pleure, il pleure de longues larmes et le jour se lève. C'est fini, il sait que quelque chose est fini. Il tourne au coin de la rue, acheter une baguette de pain, c'est le matin. Le pain lui rappelle que c'est le matin et il aime le matin,il aime le matin comme il aime cette baguette de pain fraîche et chaude.


Article ajouté le 2006-11-05 , consulté 136 fois

Commentaires



Poster un commentaire





http://





Merci de recopier le nombre présent à gauche dans la case de texte ci-dessous ( Pourquoi ? )





Liens

Voir les articles de la catégorie " MES ROMANS "

Retour aux articles

Recommander ce blog | Contacter l'auteur | Blog illicite ? | S'abonner au blog Flux RSS du blog | Espace de gestion

Créer un blog gratuit avec Blog4ever - Discuter

Recherche :