Ton absence où je gravis les marches, toi à peine perceptible dans l'entrée, une porte battante sur le mur blanc écrit avance encore tout est à apprendre et j'avance où les graffitis m'emmènent. Ton visage souffle un courant d'air et je te sais là, pensée d'amour irréversible pour les âmes sensibles, pensée d'amour inaccessible dans l'entrée, présence fugitive toujours la même, assise sur les marches où tu me tiens compagnie et je lève les fantômes et les vampires qui se régalent de mon sang. J'erre dans ce château vide où le courant d'air m'enchaîne, où ton souffle m'entraîne et me pousse en avant, chuchotement des mots, je deviens le corbeau des âmes souveraines. Je descends l'escalier plus légèrement laissant mon fardeau où ton regard me mène en courant d'air dans l'entrée, une porte battante s'ouvre sur le dehors et me remplit de mots; tu me pousses en avant encore, une vitrine, une passante, un bouquiniste et le courant d'air ouvre le livre sur la page de ton nom en absence de ton, en absence de toi.