C'est bientôt la pleine lune,
je la sens déjà,
j'ai écrit dessus,
si ça vous tente ...
vous pouvez donner suite,
mais seulement sur cette lune,
pas de réchauffé, juste de l'instantané ...
La pleine lune encore,
je la sens à travers les rideaux
le disque blanc, aimanté
limaille de sang,
poudre perdue,
je me lève,
emporté par la voile
qui guide les océans
et écrit sur les vagues
le rythme des marées.
Je ne suis rien,
devant les cris des loups, assassinés ...
mais je vais sortir
pour m'apaiser
voir cette blanche lumière vagabonde
me montrer la nuit.
N'importe quoi,
n'importe quand,
les soirs de lune
est un sarment
de vigne blanche ...
Reflets dans la bouteille
j'y bois ...
au goulot de la nuit
qui commence,
mêle son sang de rayons blancs
aux veines.
Je marcherai pieds nus
Sur les pierres reflètant la blanche.
Bruno MOUNIS
Ce soir, le jour continue,
la nuit ne viendra pas,
un visage nu l'inonde,
ce soir la lune est ronde,
je ne dors pas.
Les ombres vivantes
s'inclinent,
devant la lune divine,
et le chat hâte son pas.
Ce que la lune illumine,
la nuit le sait déjà !
Elle l'éclaire d'un cil
et lui vole son drap.
Marianne
Sous la lune,
je perds les mots,
je hurle à la nuit
dans la rue apaisée.
Viens à la lune !
sous les rayons nus,
tordre nos vents
jusqu'à lenvol,
dans cette déchirure du ciel,
si ronde
qui reflète le soleil
en négatif.,
miroir d'ombre
à la peau tendue.
Un nuage passe ...
Bruno MOUNIS
Petite lune
Je veux encore que tu me tentes ,
Petite lune .
Raconte-moi encore
tes érotiques desseins quand je te hante.
C'est avec toi que je me trouble ,
Petite lune .
Dis-moi tes maux, tes rêves symétriques
pareil au fils que tu n'as jamais eu.
Prends moi jusqu'à ce que mon corps se vide,
marionnette pantelante suspendue à tes fils .
-Mange ton cœur,
Fleur de Pavot rongeant mon cerveau.
-Mange ton coeur-,
Arrogante Chatte aux saveurs metalliques
-Mange ton cœur.
Et tu dévores cet abat, avide et sensuelle
comme un corbeau repu d'un innocent cadavre.
REMO
Mange le coeur de la lune,
bouffe les étoiles,
souffle ma nuit,
avide de toi,
vide de tout,
quand tout est loup
jusqu'aux yeux de fentes,
jusqu'à la moelle.
Mange le coeur de la lune.
Raconte-moi les amants
un jour entretués
de l'avoir avalé trop vite.
Déchire, lentement, à plaisir,
les rayons nus,
soubresauts de nos corps.
Mange le coeur de la lune ;
et la nuit
sera blanche ...
Bruno MOUNIS
La lune n'est qu'un visage,
le corps dans les nuages
elle étreint le soleil
et une nuit s'éteint.
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La lune n'est qu'un visage
au déjeuner du ciel
qui croque ses nuages,
qui croque ses images.
Est-elle infidèle
lorsqu'elle plonge seule,
lorsqu'elle plonge belle,
dans les reflets de l'eau.
La lune est un soleil,
c'est la nuit qu'elle réveille
et moi je ne vois qu'elle.
Je compte sur ton corps
les étoiles du soir
en lui disant bonsoir.
Marianne
Un bateau sous la lune
fend l'eau de tes reflets,
son flanc comme écaillé
de tes rêves de brumes,
craque sous la caresse,
éclate dans les récifs,
un homme à la mer, Dieu !!!
Je suis seul et confesse...
Je ne regrette rien,
non, rien de nos paresses,
d'escaliers aériens,
je vrille et je me blesse.
Mais c'est bon de sentir
la blessure des grands-messes,
je nage et je me tire
dans l'eau de tes promesses
Bruno MOUNIS
Oh ! que rien ne te blesse
en vagues mots caresses.
Dans l'eau de ma tendresse
que le bateau te berce,
et s'il fait des prouesses,
c'est pour mieux t'amarrer
au récif qu'il perce,
un chant d'éternité.
J'ai avalé la lune,
je suis resté sans voix,
sur les vagues des dunes,
dans la mer de ces draps,
en récifs immobiles,
bouillonnants sous l'écume,
des mots si nus qu'ils filent
une corde de brume,
pour accrocher mon corps
et amarrer ma plume,
quelques secondes encore...
Ecrire... Trouver tes runes.
Bruno MOUNIS
J'ai glissé tes doigts de lune
sur le corps de ma plume
en étoiles mots d'images
pour mieux voir ton visage
et tu baignes les étoiles
dans cette eau où je voyage,
un livre d'images
et bien davantage,
et tu fermes les paupières
de la nuit émue,
une fleur dans un coquillage
où je pose nue
sans autre mirage
que la lumière vue
de ce livre où je voyage.
Tu brûles mes yeux en ondes légères,
il est minuit à peine sur le cadran de la lune,
il est minuit à peine où je me promène,
il est minuit à peine
dans tes bras,
retenue.
Marianne
La lune pleine,
dans sa robe de laine,
file sereine
une étoile dans l'ébène.
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la lune promène
ses nuages de laine
dans le jardin d'eden